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L'AJEC ... mon expérience
L’Ajec…mon expérience
Jean-marc YVINEC

Je voudrais vous parler de l’Ajec, une association qui regroupe des joueurs d’échecs par correspondance. Mais je désire aborder ce propos par le petit bout de la lorgnette, à savoir ma propre expérience, mon propre cheminement.

Comme toute bonne histoire le début est " il était une fois ", oui… mais quoi ?

Il était une fois un jeune joueur d’échecs, débutant, faisant partie, comme bien d’autre, d’un club d’échecs dans sa ville de résidence, dans mon cas dans ma ville natale au fin fond de la France profonde.

Ce club, donc, se réunissait tous les samedi après midi et le mardi soir. Les activités étaient diverses, mais le plus important aux yeux des jeunes joueurs était de faire partie de l’équipe " officielle " celle qui jouait les Intercercles !

La première étape de ma carrière de joueur d’échecs de compétition a donc été la participation à cette " glorieuse " équipe. D’abord au dernier échiquier, puis, bien plus tard, sur l’échiquier numéro un !

Le temps passant, je me suis même retrouvé dans le Bureau de ce club : secrétaire, trésorier…pour finir président (hé oui !)

Mon premier passage de l’autre coté du miroir.

Parmi les membres du club, mais faisant également partie de l’ " équipe ", un des meilleurs joueurs avait une bien curieuse passion : il pratiquait le jeu par correspondance ; discipline totalement inconnue par votre serviteur. Et ce joueur se mis en tête de me montrer ses parties, poussant même le vice à l’extrême en me proposant d’analyser " post-mortem " ses parties jouées avec ce mode très particulier de jeu. C’est de cette époque que date ma passion pour l’Analyse…et les débuts " pourris " !

Hé oui, c’est ainsi que tout à commencé…ce joueur s’appelait Claude Miclot, et faisait partie de l’Ajec.

Et le temps passa, et vint le temps des études loin de ma bonne vieille ville natale…et le temps de la séparation forcée avec ce club…fini les réunions du samedi et les analyses forcenées du mardi soir.

C’est alors que me revint à l’esprit cette histoire de l’Ajec et de la possibilité de continuer à pratiquer les échecs…mais par correspondance.

Aussitôt la décision prise j’envoie dons une lettre à cette organisation bien mystérieuse…qui me répond. La suite est classique : première prise de contact, inscription et début de ma carrière " postale " en quatrième division et en coupe de France.

Mon entrée à l’Ajec était donc motivée uniquement par l’impérieuse nécessité de pratiquer les échecs ; alors que mes études m’empêchaient de jouer assidûment " over the bord "

Pratiquer la correspondance est une activité extrêmement différente du jeu devant l’échiquier, surtout dans la phase des débuts. Cette découverte m’a amené très vite à construire un répertoire d’ouverture spécifique (avec les blancs mais également pour les noirs).

Chemin faisant, de la quatrième division, via la troisième, puis la seconde, vint la possibilité de jouer en première division et de rencontrer les meilleurs.

Et le temps passa…

Une annonce dans le CDE attira mon attention : on recherchait un responsable pour organiser le championnat régional de Basse Normandie. Et me voilà donc embarquer dans cette aventure…en tant qu’organisateur et non plus joueur…et encore une fois de l’autre coté du miroir.

Les résultats dans les différentes divisions de l’Ajec furent satisfaisants…mes débuts tenaient le choc…mais je ne parviens pas à me qualifier pour le Championnat de France à cause d’une nulle accordée très rapidement au début du tournoi.

C’est à ce moment la que j’ai pris la décision de ne plus jouer en national mais de me tourner vers l’international. Les raisons qui m’ont poussé à faire ce choix étaient l’obtention d’un classement international, le fait que le postal en France était trop rapide pour moi. (un comble pour le jouer de blitz que je suis !) , mais également la tentation de tester mes ouvertures a ce niveau.

Et voilà donc mes débuts hors du territoire !

Et le temps passa…et survint une " crise ".

L’arrêt brutal de toutes activités échiquéennes et ce pendant plus de dix ans. Crise brutale et profonde : arrêt de toutes compétitions, de toute pratique du jeu par correspondance, non-renouvellement de mon adhésion à l’Ajec, et coupure totale avec les échecs…une bien sombre période.

Et le temps passa…

Et l’envie de renouer avec les échecs revint, avec celle de jouer ; mais de façon différente. Cette longue absence m’a fait perdre le goût de la compétition …pour gagner. Je recherche maintenant le plaisir aux échecs, la compréhension du jeu, l’approfondissement de mes connaissances…une autre approche quoi !

Et me voici, encore à écrire à l’Ajec…qui me répond…la suite est classique : deuxième prise de contact, inscription et c’est reparti pour un tour…en international et en postal bien sur !

Je n’ai rien contre le jeu par e-mail…mais je suis un joueur lent, lent, très lent. L’e-mail ne correspond pas à ma façon actuelle de consommer les échecs par correspondance…même si une bande d’amis (les fourbes, me faire cela à moi ! ?) va bientôt m’entraîner dans une compétition par e-mail et par équipe !

Peut-être qu’un jour je changerai d’avis…seule l’expérience le dira. Allez, encore un bon mot " il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ! "

Oui mais voilà,…entre temps…les échecs avaient bien changé, et la technologie aussi.

Me revoilà donc à remettre d’équerre mon répertoire d’ouverture (vaste tâche) et a rechercher un " micro " d’occasion…pour voir.. puis un accès Internet…et a galérer avec la n’informatique (il paraît qu’elle est au service de l’utilisateur…mon œil!)

Ce problème de répertoire d’ouverture est un très vaste sujet pour nous joueurs d’échecs par correspondance. C’est un chantier permanent et jamais finalisé…mais au combien passionnant !

Car curieusement, la pratique de la correspondance favorise la recherche individuelle…et cette pratique nous prouve chaque jour que des ouvertures rares, risquées sont cependant extrêmement efficaces et parfaitement correctes dans cette forme si particulière de jeu…si nous prenons bien soin de na pas franchir la limite !

C’est de cette période que date mon goût immodéré pour les gambits. Certes le gambit Evans faisait déjà partie de mon répertoire, mais il fût bientôt rejoint par d’autres suites tout aussi aventureuses. Je ne citerais que certains : le gambit Blackmar-Diemer, le gambit alapin-Diemer dans la Française, le gambit Morra, le contre gambit Philidor et autre Letton (si , si, c’est jouable…pour ceux qui ont le cœur bien accroché à leur ceinture !).

Mais qui dit recherche du plaisir aux échecs ne dit pas forcement et toujours la prise de risque. C’est ainsi que d’autres suites plus calmes ont progressivement intégré ce répertoire nouveau et atypique j’en conviens : la Stoltz contre la Pirc et la moderne (quel nom affreux !), la quatre cavalier variante Gleck, la merveilleuse Ponziani, la Philidor en premier, etc…

Sans oublier toutes les autres car entre gambits et suites plus calmes il existe une place pour toutes ces ouvertures paradoxales comme : 1…Cç6, le Black Knight tango, 1.Cç3…sans oublier ma merveilleuse Nimzovitch du Pion Roi !

Cette dernière ouverture représente pour moi quelque chose de très spécial. Sur l’échiquier elle ne ma rapportée que de la joie. Et la pratique de la correspondance n’a pas altéré cette perception…. même des SIM n’ont pas réussis à la percer !

Du pur bonheur…grâce a la correspondance…Et si je vous livre, ici, une partie de mon répertoire, il vous sera très difficile d’utiliser cette information contre moi si un jour nous devons nous rencontrer…car il est vivant évolue chaque jour au gré …du vent et des humeurs.

Suis-je un joueur atypique ?

Peut être sans doute même. Mais un joueur par correspondance n’est-il pas un joueur d’échec atypique ?

Me voici donc équipé d’un vieux micro, d’un accès Internet …et à moi le plaisir de surfer sur le net !

Et le temps des découvertes arriva.

Le site ajec-echecs.org et son fabuleux forum !

L’extraordinaire attrait des Coupes du Monde et du jubilée ICCF, où des sans-grade peuvent rencontrer ces demi-dieux que sont les titrés !

Je souhaite à chacun de vivre une telle expérience, vous vous retrouvez face à un géant, seul, tout seul, d’égal à égal (enfin…presque), d’homme à homme. Et que la lutte commence !

Certes ces demi-dieux jouent bien, très bien même (normal direz vous), mais la formidable découverte quand on les rencontre c'est leur extraordinaire capacité à jouer bien et longtemps, très longtemps, et ce dans tous les compartiments du jeu, du début jusqu’à la fin. Face à eux la lutte devient totale et résister à leur pression n’est pas chose simple, et je ne parle pas du rêve irréaliste de les battre…un jour peut-être…quand je serais grand ! !

L’énormité de l’outil informatique et son impact sur la préparation de tous joueurs par correspondance. Ici nous nous trouvons face à deux difficultés majeures : la maîtrise de cet outil si peu convivial par certain coté et si efficace par d’autres, et l’extraordinaire profusion des informations que nous pouvons collecter. Le temps est bien fini où nous ne disposions que de l’informateur…comme seule base de données.

L’extraordinaire gentillesse d’anonymes ( Anonymes pour moi à l’époque qui ne connaissait plus personne à l’Ajec) qui en réponse à un post où je cherchais de la documentation sur une ouverture très particulière m’ont gracieusement donné plus de mille parties, m’ont prêté un ouvrage quasi introuvable (et comme me la dit son bienheureux possesseur " c’est cela l’Ajec ") et m’ont fait découvrir le monde des bases de données…un véritable choc, une révélation  ! !

L’extraordinaire gentillesse de ceux qui par leurs aides incessantes et bienveillantes m’ont permis de me sentir " comme chez soi " à l’Ajec ; une réussite d’intégration. Ils ont su être à l’écoute du jeune (si, si, je me sens toujours jeune ! !)" wood pusher " que je suis et répondre à toutes les difficultés et questions de béotiens qui me préoccupaient…a croire qu’ils me prennent pour plus fort que je ne le suis !

L’extraordinaire gentillesse de ceux qui m’ont permis d’écrire dans cette merveilleuse revue qu’est le Courrier des Echecs (notre CDE). J’espère qu’il vous apporte autant de plaisir maintenant que j’en avais dans le temps quand je n’étais qu’un simple lecteur.

L’extraordinaire gentillesse de ceux qui sur le forum, puis en comité plus restreint ont permis de mieux définir et de concrétiser pratiquement ce qui est aujourd’hui le prix de Beauté Ajec !

Ce Prix de Beauté est pour moi quelque chose de remarquable. Au départ juste une simple idée sur un post dans le forum du site. Puis des réponses encourageantes…l’idée était déjà dans l’air (hé oui, sur ce coup là j’étais le second !) et le Comité de direction avait déjà donné un accord de principe. En comité restreint nous avons travaillé ce projet, élaborer ce système à deux temps : nomination par une commission puis vote des adhérents). Une fois le projet " ficelé ", présentation au comité de direction…qui l’accepte en réunion plénière suivi par l’Assemblée Générale !

Une superbe aventure…partir d’une idée et pouvoir la concrétiser, c’est tout simplement fabuleux.

C’est également ce sujet, entre autre, qui m’a poussé à présenter ma candidature à ce Comité de Direction…et surprise les adhérents ont voté pour moi !

Même avec le recul je n’en reviens pas.

Et me voici donc pour la troisième fois de l’autre coté du miroir !

Etre élu c’est bien…travailler c’est mieux.

Et me voilà parti dans des commissions (en plus du " travail " de rédacteur pour le CDE) :

  • Commission Technique,
  • Commission Prix de Beauté,
  • Commission Promotion.

Qui dit jouer, dit accepter des règles. Qui dit règles, dit arbitrage…et qui dit arbitrage dit Commission Technique.

Nous ne reviendrons pas sur cette commission Prix de Beauté et cette superbe histoire.

L’état de nos effectifs a nécessité la création de cette commission Promotion, nous y reviendrons.

C’est tout dira le lecteur ?

Oui. Halte au cumul des mandats !

Mais pourquoi donc s’investir dans ce genre de choses ?

Hé oui, c’est une bonne question, merci de l’avoir posée !

Etre adhérent d’une association c’est partager une passion, et partager veut dire échange, et échange veut dire donner et recevoir. J’ai beaucoup reçu de l’Ajec et de tous ceux qui m’ont aidé…c’est, à mon sens, un juste retour des choses que, aujourd’hui de donner un peu de son temps aux autres. Et ceci n’est pas bien difficile, le plus dur c’est de franchir le pas, de commencer. Il y a un début à tout, on commence par une petite partie commentée pour le CDE, puis un petit article…et le plis est pris, impossible de s’arrêter !

Un véritable bonheur…c’est la première fois qui coûte, car il faut oser…ensuite c’est plus simple, et tout s’enchaîne à grande vitesse.

Une association ne peut vivre que par le travail de bénévoles, et si nous désirons pouvoir continuer à jouer demain par correspondance…c’est maintenant que les décisions doivent être prises. Et plus il y a de bénévoles plus la tâche de chacun diminue pour le plus grand plaisir de tous. Car ne l’oublions pas nous avons tous une vie familiale et professionnelle et notre temps libre est dès plus restreint.

Le jeu par correspondance présente de multiples facettes : postal, e-mail , jeu individuel, jeu par équipe, thématiques, jeu masculin, jeu féminin, serveur de jeu en différé, etc…

A mon sens l’Ajec doit essayer de répondre au besoin de tous, y compris des " minoritaires " ; c’est dans la diversité que réside notre richesse.

Ce " travail " au sein du Comité de Direction est prenant, toute décision est lourde de conséquence immédiate mais également à court et moyen terme voire sur le long terme. C’est pour cela que par définition le travail d’équipe prime.

Le mot est lâché : " équipe ". C’est par cette unité seulement que nous pourrons traverser les difficultés actuelles et faire que l’Ajec demain soit encore et encore plus forte !

Les résultats individuels de nos joueurs et de nos équipes sont superbes (je devrais dire vos résultats et non pas les nôtres !) , sans doute à ce jour jamais égalés…mais cependant nos effectifs fondent comme neige au soleil.

C’est sans doute le grand défit, la difficulté majeure, celle qui prime devant tout. C’est Le combat que nous ne devons pas perdre.

L’Ajec n’est pas la seule à souffrir de ce mal, l’ICCF, mais également l’ensemble des organisations du jeu d’échecs en différé en pâtissent..

Ce constat porte en lui quelques aspects positifs. En effet, l’Ajec n’est pas seule en cause, donc les causes initiales de ce fait ne sont pas exclusivement internes.

C’est sur la base de ce constat (entre autres)que nous avons travaillé au sein de la commission de Promotion ; une des idées a été de répondre à la question : comment éviter que certains de nos adhérents nous quittent ?

Nous voyons donc se dessiner différents axes : promouvoir le jeu par correspondance, promouvoir l’Ajec, garder nos adhérents par un effort d’intégration (le parrainage) et d’écoute.

La promotion passe par l’utilisation de vecteurs de communication : le site ajec-echecs.org, le CDE, voire d’autres…

Mais finissons sur ce volet…

Chaque commission a apporté son lot de réflexions et de décisions…mais le plus important, a mon sens ne réside pas la. C’est l’aventure humaine et les contacts que nous pouvons nouer qui sont importants. Et ce sont ses contacts ou relations privilégiées qui m’ont amené à écrire des articles en commun…une expérience dès plus enrichissante. Je ne citerai pas de nom, mais merci à eux d’avoir bien voulu se prêter au jeu.

Une autre chose, une autre découverte fondamentale…

J’ai eu la " chance " d’avoir connu l’Ajec il y a bien longtemps. L’enfant a bien grandi, et si nous osons une comparaison entre avant et maintenant…et bien je préfère le maintenant.

Je me rappelle mes débuts, le joueur que j’étais été bien seul !

Les seuls contacts que j’avais avec l’Ajec…étaient uniquement le CDE et les différents directeurs de tournois!

Quel changement par rapport à maintenant !

La convivialité est de règle…et notre site est fabuleux.

Il ne se passe pas une journée sans que l’impérieuse nécessité ne me fasse pas me connecter sur le site…et pas seulement sur le forum !

Redisons le encore une fois (cela fait du bien !). Ce site est un véritable joyau. Et que tous ceux qui participent bénévolement à cette merveilleuse aventure en soient remerciés.

Alors qu’elle avenir pour notre Ajec ?

L’Ajec est maintenant une vieille Dame. Elle a eu, sans doute, du mal a s’adapter aux technologies modernes, alors que la jeune génération de joueurs actuels s’est engouffré dans la brèche. L’informatique fait maintenant partie de notre lot quotidien, au lieu de la subir, nous devons profiter de tous ses bienfaits.

L’Ajec est une vieille Dame…qui forte de son passé doit résolument se tourner vers l’avenir, son avenir, notre avenir. Une citation me vient à l’esprit " Des racines et des ailes ". Elle me semble, en plus d’être belle, d’être bien adaptée à la présente situation. C’est en plongeant dans notre passé, notre vécu, sans rien renier des choses réalisées que seulement nous pourrons donner des ailes aux nouveaux adhérents, leur permettant d’assouvir leur passion aujourd’hui et demain…pour le plus grand bonheur de l’Ajec.

Car ne l’oublions pas un seul instant, l’Ajec c’est NOUS, nous tous les membres adhérents de cette association. Et l’avenir c’est nous qui le ferons et personne d’autre !

Nous sommes tous autant que nous sommes concernés ; et comme je ne peux résister aux bons mots en voici que j’aime bien : " Un concerné n’est pas toujours …un imbécile en état de siège !  ".

Nous sommes dans cette situation où connaissant nos problèmes nous pouvons et devons les résoudrent par nous même. A nous de trouver notre chemin et à nous seuls. Personne ne viendra nous aider…nous devons par certains côtés être visionnaires.

Nous sommes Responsables et Coupables de notre avenir !

Ce papier n’est pas une profession de foie ni un bilan de mon activité au sein du Comité Directeur. C’est ma " vision ", issue de mon vécu et de mon expérience…en tant que joueur mais également en tant qu’acteur de l’Ajec (je n’aime pas le terme de responsable car à mon sens tout adhérent est quelque part un responsable !).

Mais que de propos sérieux !

L’important, l’essentiel est de pouvoir assouvir notre passion…celle de jouer par correspondance encore et toujours. Chacun avec ses motivations propres. Certains y recherchent un titre (la titulite !), d’autres seulement le simple plaisir de jouer. Mais les deux ne sont pas incompatible, car je ne conçois pas un joueur qui puisse ne pas trouver de plaisir dans ses parties.

Ainsi, donc, nous avons encore lâché un mot important, voire essentiel " plaisir ". c’est lui qui nous donnes la force et le courage de poursuivre notre activité de joueurs en différé.

Sans lui point de salut !

Mais le plaisir n’est rien si nous ne trouvons pas l’espace nécessaire à réaliser notre passion. Et c’est l’Ajec qui a créé cet espace.

Aujourd’hui l’Ajec n’est plus seule dans cet espace, il semble y avoir concurrence !

Mais je pose cette question : y a t il vraiment concurrence ?

J’en doute !

Dans une longue discussion sur le forum nous avons dissertés sur les spécificités intrinsèques de l’Ajec, et même un GMI s’en est mêlé !

Un vrai bonheur !

C’est pas de la convivialité cela ?

Pour moi, il n’y a pas et il ne peut y avoir de concurrences. Si diversités il y a, c’est uniquement parce qu-il existe des moyens différents de consommer les échecs par correspondance. Sachons proposer en interne à l’Ajec ce que certains trouvent à l’extérieur. Sachons être à l’écoute de nos adhérents et tachons de répondre a leurs aspirations. N’est ce pas la le rôle fondamental de toute association ?

S’adapter encore et toujours, évoluer en permanence, ne jamais, au grand jamais se reposer sur ses lauriers, être ouvert sur l’avenir…et travailler en conséquence.

Et une nouvelle fois le mot " travail " revient dans mon propos. C’est notre lot quotidien, une tâche rébarbative à réaliser, mais essentielle.

Nous devons bien le faire car c’est une nécessité vitale pour notre association.

Certaines tâches sont plus simples ou plus aisées à réaliser que d’autres ; nous en faisons certaines par plaisir et d’autres par " devoir ".

Mais avons le choix ?

Ces tâches sont à faire…pour le meilleur et /ou pour le pire, comme on le dit !

Et qui dit tâche dit travail…

Mais " travail " n’est rien sans le plaisir que nous pouvons y trouver, directement ou indirectement. Le plaisir de jouer est quelque chose d’immense !

C’est ce plaisir qui est le moteur essentiel de notre activité. C’est lui qui nous permet de dégager du temps libre pour assouvir notre passion. Car comment alors expliquer que certains d’entre nous, voire tous, passent des heures et des heures enfermés chez soi devant un échiquier à suer sang et eaux…alors que le soleil brille dehors et que l’on serait sans doute mieux dans son jardin entourés de sa femme et de ses enfants…à profiter de la vie…

Nous ne remercierons jamais assez notre milieu familial d’avoir compris notre maladie mentale, car les échecs par certains cotés ressemblent bien à une maladie incurable ; mais surtout de l’avoir accepter et tout simplement de nous permettre d’assouvir notre passion…pour notre plus grand plaisir…solitaire !

Et notre plaisir est de jouer par correspondance, de savourer notre CDE mensuel, de papoter sur le forum et/ou sur le chat (pour certains), de surfer comme des malades dans les méandres de notre site et d’en apprécier chaque jour son immense richesse.

Ne pas se prendre au sérieux, et trouver encore et toujours du plaisir.

Voilà tout le mal que j’espère l’Ajec continuera à nous apporter !



Rubrique mise à jour le 26/03/2005

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