AJEC - 01.01.2010 - Pourquoi jouer par correspondance ?
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01.01.2010 - Pourquoi jouer par correspondance ?

Pourquoi jouer par correspondance ?

Le jeu d’échecs présente de multiples facettes dont l’une est le jeu par correspondance. Mais qu’est-ce que le jeu par correspondance et pourquoi certains joueurs éprouvent-ils le besoin d’assouvir leur passion de cette manière ?

Le jeu «classique» est relativement simple : deux joueurs se rencontrent dans l’espace et le temps pour en découdre physiquement sur l’échiquier. Cependant ces deux caractéristiques que sont l’espace et le temps peuvent générer des contraintes quasi insurmontables :

  • L’espace : pas de club dans sa ville, son village ou son lieu d’habitation,
  • Le temps : les réunions périodiques dans son club, les parties généralement jouées le week-end sont parfois vécues comme des contraintes pour l’équilibre familial.

De telles contraintes peuvent amener une certaine population de joueurs d’échecs à trouver d’autres chemins leur permettant d’assouvir leur passion. En d’autres termes à assouplir les contraintes temps et espace. Si la présence physique et continue des deux joueurs n’est plus indispensable pour la conduite d’une partie, la contrainte temps va se transformer. La durée de la partie va se «diluer» dans le temps, rendant plus aisée son intégration dans l’organisation familiale du joueur.

Le jeu d’échecs est, intrinsèquement, un jeu individuel. Le jeu d’échecs par correspondance va accentuer cette caractéristique. En effet, les spécificités du jeu par correspondance sont essentiellement induites par les conséquences du facteur temps. La durée d’une partie, nous l’avons déjà mentionné, va se diluer dans le temps, pour acquérir des apparences d’éternité ou d’infinitude.

Par correspondance, le temps donné à un joueur pour réaliser sa partie est «quasiment» infini. Dans la conduite même de sa partie, des contraintes «classiques» du jeu sur l’échiquier disparaissent :

  • Plus d’effort de mémoire sur-humain,
  • Moins de contraintes psychologiques,
  • Moins d’erreur ou de gaffes de débutants.

Dans le jeu par correspondance, de nouvelles possibilités apparaissent :

  • L’accès à sa documentation personnelle,
  • La possibilité de consulter en permanence des ouvrages de référence,
  • La possibilité de jouer des «choses» plus complexes.

Ces nouvelles possibilités, ainsi que le temps infini, dont le joueur par correspondance dispose vont influencer profondément son style. Le jeu va devenir plus «rude», plus mûr, pour se transformer en véritable lutte et les parties ainsi jouées vont pouvoir atteindre une qualité et une densité rarement rencontrée sur l’échiquier.

Le style du joueur n’est pas la seule composante ainsi transformée par la correspondance. Ce sont toutes les facettes du jeu qui vont être «transmutées» ... une véritable alchimie !

Cette transmutation va toucher tous les compartiments intrinsèques du jeu (début, milieu, finales) mais également les compartiments extrinsèques (préparation, lutte, organisation, style, personnalité, ...). Finalement c’est toute la perception du jeu d’échecs, et sa compréhension qui s’en trouvent améliorées.

La correspondance permet, donc, à certains joueurs d’assouvir leur passion en rendant les contraintes temps et espace acceptables. Mais ceci n’est pas la finalité de la correspondance. Cette dernière n’est qu’un outil, un moyen.

La transmutation effectuée sur la qualité du jeu, sur la profondeur, sur notre propre compréhension du jeu est telle ... que nous ne pouvons plus nous en passer.

La correspondance est comme un virus ... extrêmement virulent !

Un virus avec des conséquences de dépendance !